On me pose souvent la question “Comment fais-tu pour faire tout cela ?” ou encore “Mais pourquoi t’infliges-tu cela ?” (Dédicace à mon petit frère que j’ai emmené passer des nuits en mer à plusieurs reprises? et qui ne comprend toujours pas pourquoi j’accepte de rester cloîtrée dans un espace restreint avec un confort minimal).

La réponse la plus simple c’est que c’est un avant tout un métier de passion. Rien qu’à l’idée d’aller sur l’eau, j’ai le smile et je me sens tout de suite mieux. C’est ce qui me rend vraiment heureuse. Dans ce cas là me direz vous, autant aller faire de la croisière sur un gros bateau bien confortable ! Le seul petit “problème” c’est que j’ai un sacré esprit de compétition et beaucoup d’énergie à revendre. Je ne supporte pas de perdre, d’être la dernière. J’ai besoin d’avancer, et le plus vite possible s’il vous plaît ! La course au large s’est donc imposée d’elle-même en additionnant les termes “voile + compétition”.
Et c’est cet esprit et cette énergie qui me permettent d’accepter ce confort succinct, en plus de me donner un sacré shoot d’adrénaline le temps de la course.
Il faut savoir qu’en course, toutes nos émotions sont exacerbées avec la fatigue, les bonnes comme les mauvaises. Un petit coup de mou peut devenir un sacré coup de déprime, et une seule petite place de gagnée au classement ou une rencontre avec des dauphins deviennent une joie immense. Et comme notre cerveau est très bien fait, une fois que l’on arrive à terre, même après une course ou toutes les galères possibles sont arrivées, ou on pleuré et crié, ce fameux cerveau fait un black out total et “oublie” ces moments difficiles. A l’inverse, il va garder ce qui est bon pour lui : les moments de bonheur deviennent des moments de pure félicitée, dont on se souviendra longtemps. Et ce sont toutes ces belles émotions que je vais chercher lorsque je pars en course : je veux me créer la plus grande bibliothèque de belles émotions et expériences possibles !


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